Ghost in The Shell - SACJ'en avais parlé dans un précédent post, je vais aujourd'hui m'étendre un peu plus sur l’œuvre de Masamune Shirow.

Par quoi commencer (sans avoir l'air de tout pomper sur Wikipédia...)... Hmmm.... Posons déjà le décor, Ghost in The Shell est une œuvre de Science Fiction Japonaise, un ensemble de 5 mangas, 3 films d'animations, 2 séries de 26 épisodes et 1 mini série dérivée. Autant dire qu'on a à faire à un bon morceau.

Pour vous résumé brièvement le contexte, l'histoire prends place aux alentours de 2030, l'ensemble du monde est connecté au sein d'un incroyable réseau informatique, les cyborgs sont monnaie courante, les humains ont divers implants (physique ou neuronaux) qui leurs permettent de faire des prouesses sportives ou de se connecter directement au réseau (d'ailleurs, je me suis toujours demandé comment pouvait bien se passer les Jeux Olympiques dans ce genre de monde, si vous voulez mon avis, une fois qu'on a des pistons hydraulique à la place des jambes, il faut des bacs à sable de 2 kilomètres pour le saut en longueur et l'esprit Courbetin a du être mis au format 2.0 pour essayer que ça ait pas trop l'air absurde.... enfin, je m'écarte un peu).

Donc, dans ce monde aux allures de cyberespace avec oxygène en prime, on suit les aventures de la Section 9, une unité d'élite anti-terroriste à l'aise aussi bien sur le terrain de la réalité que sur celui de la cyber-guerre. Composée de membres atypiques, humains aux passés étranges, cyborgs impressionnants et tout ce que la technologie informatique de l'époque fait de mieux.

Le premier manga est sortit en 1989 est touchait déjà un point assez philosophique de l'évolution des sociétés numériques, à savoir que si l'âme est le dernier repère qui permet de distinguer les humains des robots aux comportement toujours plus humanisé, alors dans une société où les humains sont eux même robotiser, finalement, qu'est ce que l'âme? Les robots qui ont une conscience aiguë de leur existence, ne peuvent-ils pas prétendre, à partir d'un certain degré d'évolution, à avoir également une âme? (Asimov avait d'ailleurs déjà abordé le sujet, sous un autre angle, Hamilton s'y est également adonné, encore sous un angle différent, ainsi que K. Dick... Bref, des grands noms aux cotés desquels l'auteur de GITS aurait une place tout à fait méritée à mon sens) C'est d'ailleurs de là d'où vient le titre, Ghost in The Shell, le fantôme (considéré, à mot couvert, comme l'âme) dans l'enveloppe (quelle soit charnelle ou mécanique).

C'est donc sur cette base que l'imagination débordante de Masamune Shirow s'est emballée. Et de l'imagination, il en a à revendre, il est allé beaucoup, beaucoup plus loin et a exploré des centaines d'autres interrogations du même acabit au fil de ses œuvres. Je ne vais pas vous faire le résumé (d'une part, je ne veux pas vous gâcher le plaisir que vous aurez à découvrir ou redécouvrir cette œuvre et d'autre part... ça va être beaucoup trop long, diantre!), par contre, je vais y aller de ma petite critique, qui n'aura rien d'objective puisque GITS, je trouve ça juste dantesque, superbe, magnifique (cette phrase est a finir chez vous avec un dictionnaire des synonymes). Tout d'abord, je ne me suis jamais, jamais ennuyé devant cette série, j'ai fais des nuits blanches tellement ça me prenait aux tripes pour en regarder toujours plus. L'ensemble est varié, cohérent, les personnages sont attachants (même les plus bourrins), la réalisation est géniale, l'animation n'a cessé de s'améliorer au fil des séries et pourtant, on peut toujours regarder les premiers avec le même plaisir qu'avant. Les différents scénarios sont tous d'une excellente qualité, alliant de vrais réflexions philosophiques, de vrais intriques bien ficelées et cohérentes, de l'action en veux tu en voilà, des scènes de combats techniquement réalistes, du suspens, de l'émotion... Bref, une petite merveille à coté de laquelle vous ne pouvez pas passer!!!!

Et pour la petite anecdote (même si j'en suis pas forcément fier) c'est la seule œuvre parmi tout ce que j'ai vu, lu, écouter, vraiment tout médias confondus qui m'ait fait verser ma larme. Et pas sur de grossière scènes guimauves faites pour inonder les cinémas, vraiment sur des passages touchants, plein d'espoir et de tristesse, je vous assure que ça m'a remué... Bref, c'était la minute émotion, vous comprendrez qu'il fallait que j'en parle ici, même si cette œuvre n'a pas "changé ma vie", loin de là, mais elle fait partie, pour moi, des choses incontournables qui ont cette incroyable capacité à ne jamais s'user et à garder toute leur force et intensité, visionnage après visionnage.

Vous comprendrez aisément pourquoi cette œuvre fait partie de mes inspirations majeures, aussi étrange que ça puisse paraître :)