Aliera Project



Accueil | Zone de Téléchargement | Écouter la Radio | English Version



mercredi 9 novembre 2011

Poum Tchak day!

Aujourd'hui, comme promis, c'est batterie!

Et comme j'avais quelques vidéos de demoiselles qui officient derrière les fûts, et que ça reste, somme toute, assez rare, j'ai décidé de les mettre à l'honneur aujourd'hui. J'ai donc sélectionné deux vidéos sur la toile. La première, un cover de Parabola de Tool par Meytal Cohen et la deuxième, Senri Kawaguchi, une jeune japonaise de 15 ans qui envoie du pâté (et surtout qui n'en fout pas partout, c'est propre et carré et tout et tout)

Enjoy!



mardi 31 mai 2011

Arch Enemy - Khaos Legions - Chronique

Arch-Enemy-Khaos-Legions.jpgHAHAHAHA!!!! Il est sortit!!!!! :)

A dire vrai, ça faisait longtemps que j'avais pas ré-écouter Arch Enemy et du coup, je profite de la sortit du dernier album pour voir un peu ce qu'ils sont devenus. A priori, le bilan est plus que positif, ça sera surement l'album phare de mon prochain voyage.... Parce que j'aime bien attacher des albums / chansons particulières à des évènements, après, ça me rappel pleins de souvenirs.... 'fin bref... Tout ça pour dire que l'écoute me satisfait tout à fait, mais, je vais y revenir :)

Et oui, parce que, c'était pas gagné... J'ai découvert Arch Enemy en 1999 un peu en même temps que Children of Bodom (A l'époque ma grande question était surtout "Kissékiten met le plus plein les oreilles, Alexi Laiho ou les frères Amott, hein? hein?"), et c'est quand est sortit Hatebreeder que j'ai du tomber sur Burning Bridges d'Arch Enemy. Pour tout dire, j'avais plus accroché sur CoB. Déjà, à l'époque, mon cœur allait vers des choses plus mélodiques et moins bourrines que le gros Death d'Arch Enemy, même si, mes frêles oreilles d'adolescent (et surtout ma pratique guitaristique) savaient qu'il se nichait là un sacré paquet de talent!
Bref, Wages of Sins n'est pas passé par ma platine et j'avais un peu oublié Arch Enemy, jusqu'au jour où j'ai vu cette couverture du numéro 86 (notez la précision) de Hard N' Heavy.... hard-n-heavy_Arch-Enemy_Lacuna-Coil.jpg Je me souviens très bien de ce moment, j'ai clairement identifié Cristina Scabbia (bon, en même temps, y avait écrit Lacuna Coil sur la couverture, c'était un peu facile....) et.... Y avait quelqu'un d'autre avec écrit Arch Enemy, en gros, sur la couverture.... Et là, vlan! Le drame, tout de suite j'ai pensé "Naaaaaaan, Arch Enemy!!!! Késseussé que ce travail!!! Prendre une pin up blonde histoire de faire parler de soi... pouah! Alors, elle est charmante, certes, mais, qu'allez vous faire de votre bon vieux Death qui décalotte les couettes avec cette midinette au chant!!! Hein, hein?!!! C'est vraiment n'importe quoi!!!!". Voilà, en gros, en résumé.... Du coup, ni une, ni deux, je cherche un nouveau morceau d'Arch Enemy sur le net (surement sur WinMX ou Napster.... Ah, ah, ça rajeunit pas hein? :)) et j'écoute.... Et là.... Re-vlan! Je ne dis plus rien.... La honte s'abat sur moi.... J'ai pris une méga claque (j'ai dire quelque chose comme "ouch..." sur le moment). J'ai pris le temps de formuler (à moi même, forcément) de sincères excuses à Angela Gossow et à Arch Enemy pour avoir osé douter de leur intégrité et de leur talent. C'était tout à fait renversant.

Bon, ceci étant, à cette époque j'étais déjà un passé du coté obscure de la force et la Tekno Hardcore monopolisait la majeure partie de mon temps d'écoute.... Du coup, malgré Angela "La Révélation" Gossow, je n'ai quand même pas replongé dans Arch Enemy même si j'ai toujours eu Anthems Of Rebellion sur mon lecteur MP3 depuis sa sortie (on sait jamais, une petite envie de Death, ça ne se contrôle pas!).

Allez, c'est pas tout ça, mais, venons-en au vif du sujet... Parce que, c'est bien beau de raconter sa vie, mais la chronique, en attendant, elle n'avance pas.
Alors, l'album commence par un petit morceau d'intro qui se nomme très justement Khaos Overture.... Et, y a pas à dire, j'adore vraiment les intros d'Arch Enemy, celle ci est composée de quelques riffs bien senti, d'un petit roulement de caisse clair qui monte pour finir par une petite intro de ce que sont les "Khaos Legion" avant d'enchainer sans transitions sur Yesterday Is Dead and Gone. Bon, là, pas de surprises en fait, j'avais déjà vu le clip, du coup, je connaissais le morceau (clip qui n'est pas si mal mais qui manque un peu de moyens malheureusement.... quelques figurant de plus auraient crédibilisé le concept :)).
Toujours dans la violence très technique, on arrive sur Bloodstained Cross, les frères Amott déchainent les enfers, Angela donne tout ce qu'elle a.... Ca envoie du très lourd, quelques breaks pour tranquilliser l'auditeur sans jamais relâcher la pression. Refrain mélodique, gros travail sur les voix et, bam, ça repart de plus belle sans qu'on ait le temps de souffler.
L'album se calme un peu (nan, c'est une blague :)) avec Under Black Flags We March. Arch Enemy semble avoir décidé de placer cet album sous le signe de la liberté et de la révolution sous son jour le plus anarchiste. D'ailleurs, c'est Angela elle même qui confirme que les artworks (notamment la pochette de l'album) est directement inspiré d'un tableau du peintre français Delacroix, La liberté guidant le peuple, qu'il a peint en commémoration de la révolution de Juillet 1830.
Chanson suivante, No Gods, No Masters..... Haha! Qu'est-ce que je disais! Sympathique, un peu plus calme, pas mon morceau préféré de l'album. On passe ensuite à l'électrochoc City of The Dead. Un bel enchainement, morceau très lourd, à l'image du suivant, Through The Eyes Of a Raven. Ces deux là ont des sonorités assez originales, tant aux niveaux des voix que des guitares. On reste la plupart du temps dans du mid-tempo accompagné de riffs très sympathiques.
On continu dans la même veine avec Cruelty without Beauty, présence accrue de synthés (alors, moi j'aime bien, après bon....), peut être un peu plus violente que les précédentes. La pression retombe avec un morceau instrumental, We Are a Godless Entity avant de remettre le couvert puissance dix avec Cult Of Chaos! Pour moi, c'est l'hymne de l'album, ce morceau envoi du steak, un truc de malade, propre, carré, que du bonheur. Les frères Amott se font plaisir, à n'en pas douter, il y a de tout dans ce morceau, de la violence, de la tristesse, de l'espoir, du calme, de la rage.... Le tout s'enchainent dans un chaos d'une précision redoutable.
Avec Thorns In My Flesh, on sent que l'album est définitivement passé à la vitesse supérieure, pourtant, on retrouve encore une savante alternance de rythmes dans ce morceaux, les breaks s'enchainent et ne se ressemblent pas. On croit que ça se calme de nouveau avec Turn To Dust qui arrive ensuite, mais, qui n'est qu'en fait qu'un petit répit qui nous prépare à la tornade Vengeance Is Mine qui vient juste après.... Et là.... Ouch (encore...).... Ici, pas question de se relâcher, on va droit au but, les seuls breaks sont là pour nous rappeler qu'Arch Enemy a décidé de nous en mettre plein les tympans!
On arrive sur la fin de l'album, et le quatorzième morceau, Secrets, que je trouve marrant (oui, oui, marrant :)), a du mal à tenir la comparaison avec ses prédécesseurs en terme d'énergie mais est très mélodique et passe très bien (à tel point qu'à des moment j'ai indéniablement retrouver le son d'In Flames..... Bon, je ne voudrais pas blasphémer auprès des fans des deux groupes, mais, en tant que fan d'In Flames, y a des passages dans ce morceaux que j'ai beaucoup aimé).
Morceaux bonus, The Zoo arrive à la suite, un morceau lourd qui s'écoute avec plaisir suivit de Snow Bound en acoustique... Très agréable pour terminer tout ce déluge de rage et de violence qui m'est tombé dessus.

En conclusion bin.... Vraiment content de cette acquisition, je ne regrette pas et il est même possible que je jette un œil sur les albums précédents!!

vendredi 22 avril 2011

Making of the Legend

kenji_kawai.jpg Tout le monde (ou presque... bon, disons, beaucoup de monde...), en entendant les premières paroles si singulière de la chanson d'ouverture du premier film Ghost in The Shell (1995 - Mamoru Oshii) va percuter et dire "Ha!!! Ghost in The Shell!!!".

Oui mais voilà, le compositeur fait généralement partit des grands oubliés (au même titre que les monteurs, le scénariste, le troisième assistant caméra, l'ingé son.... mais enfin, ils sont tellement nombreux faut dire....) d'un succès cinématographique. Donc, cette chanson, si spéciale, c'est Making of the Cyborg de Kenji Kawai.
En passant, on lui doit toute la Bande Originale, qui, si elle contient surtout des musiques "d'ambiance", assez froide et lancinante, à noter que malgré le style épuré des pistes, certains morceaux tel que Nightstalker sont vraiment digne d'intérêt, au délà de créer une ambiance qui nous renvoi au Neuromancien ou à Blade Runner.
On le retrouvera sur le deuxième film, Innocence : Ghost in The Shell 2 (2004 - Mamoru Oshii) où cette fois ci, si on retrouve les célèbres chants de prière shintoïsme comme thème principal (Kugutsu Uta), la même ambiance avec des sons froids et des percussions, cette nouvelle BO est plus diversifié et on sent que Kenji Kawai s'est fait plus plaisir sur celle là.

Bien sur, en tant qu'un des compositeurs les plus connus au Japon, la carrière de Kawai ne se résume pas simplement à GITS. Il a notamment participé à de nombreux projets avec Mamoru Oshii (notamment, Avalon, pour le plus connu) ainsi qu'à d'autres productions cinématographiques tel que Seven Sword (2005 - Tsui Hark) ou Ring (1998 - Hideo Nakata) ou d'animation comme Seirei No Moribito (2007 - Nahoko Uehashi).

J'aime beaucoup Kawai, d'une part parce qu'au même titre que des gens comme Danny Elfman, Howard Shore, il a amené la composition de BO, parent pauvre de la musique, sur le devant de la scène et a permis de faire comprendre que la musique de film n'est pas un sous genre de la création musicale, mais bien une pierre angulaire qui lie deux arts différents au sein d'une même œuvre pour créer quelque chose d'entier et de complet. Et d'autre part, parce qu'il est talentueux et qu'il sait s'impliquer dans les projets auxquels il participe pour donner une vrai dimension artistique musicale au résultat final.

Encore une fois, j'ai pas mal parlé de Ghost In The Shell et je tiens à vous dire que ce n'est pas fini puisqu'il est évident maintenant qu'un article sur la non moins talentueuse Yoko Kanno, qui œuvre sur les musiques des 2 séries de GITS se doit de figurer sur ce blog!

samedi 19 mars 2011

Yamato, la voie du tonnerre

yamato-logo.jpg

Actuellement en concert à Paris jusqu'au 27 mars, il fallait que je parle d'eux simplement parce que c'est dans le top 3 de mes plus intenses expériences musicales en live, tout confondu (pas de chichi, tout dans le même panier, teknival, concert metal, festival, opéra, orchestre philharmonique, teuf.... tout quoi).

Yamato, c'est juste énorme, une grosse claque aux dimensions galactiques...

Alors, pour poser le décor, Yamato est un groupe Japonais de Taiko, autrement dit, un ensemble de percussions (puisque Taiko en Japonais veut dire tambour). Le Taiko est un instrument traditionnel de la péninsule nippone, il a été et est toujours utilisé pour accompagner les pièces de théâtre ou les cérémonies religieuses (et accessoirement, si on en croit Eiji Yoshikawa, c'est un joueur de Taiko qui aurait inspiré à Musashi son célèbre style de combat... Mais bon, passons, j'y reviendrai peut être une autre fois). Pour autant, Yamato ne se contente pas uniquement de percussions, ils ont également incluent à leurs shows d'autres instruments traditionnels et ont également une excellente maitrise de la mise en scène.

Outre le talent remarquable des musiciens et l’énergie qu'ils dégagent sur scène, c'est tout un spectacle vivant, varié et beau que nous offre Yamato. Les phases intenses où déferlent des avalanches de percussions s'enchainent avec des passages plus calmes où on se régalera de Shamisen, de koto ou de shinobue. Tout s'enchainent avec de l'humour, de l'émotion, ça envoi du lourd, ça joue avec les tripes... C'est juste dantesque.

Il y a une réel symbiose entre les musiciens, le spectacle est réglé comme se doit de l'être un show qui n'a pas le droit de se laisser aller à l'arythmie sous peine de casser la magie, mais, si les rythmes sont inscrits dans le marbre, le cœur des artistes bats à l'unisson du public et les musiciens se laissent aller avec humour et théâtralité dans de petits jeux scéniques très amusant.

Yamato, c'est plus qu'un spectacle de percussion, ils vous font battre le cœur aux rythmes du Japon, vous transmette une énergie incroyable qu'ils emportent partout avec eux et distribuent avec passion et sans retenues. Comme je le disais au début, ça a été, émotionnellement en tout cas, une de mes plus intense expériences musicales.
Bref, je vous les recommande chaudement!

Et ça tombe bien, ils sont au Casino de Paris jusqu'au 27 mars, à l'heure où j'écris ces lignes il reste encore des places de disponibles et, vous savez quoi, je vais y retourner... au moins (!!) une seconde fois!

Si vous n'êtes pas encore convaincu, je pense que ça devrait faire l'affaire